2012. Montpellier. St Guilhem le Désert. Sète

Montpellier :

Partir pour 2,5 jours de congrès à Montpellier et renoncer à une visite de la ville : impossible !

Jean-Paul vient me rejoindre avec le camping-car et nous visiterons les lieux. Sauf que...à Montpellier, tous les parking ou presque ont un gabarit de hauteur ! J'avais scruté mes sites favoris avant le départ et trouvé quelques infos...Mais il s'est avéré que mes stationnements étaient éloignés du centre. Poisse !!! Finalement, à l'office du tourisme, un guide sympa me donne une info : le parking bus de la place du Pére Louis est accessible aux camping-cars et...gratuit. Il suffit d'un quart d'heure à pied pour rejoindre le centre ville, à moins de prendre le tramway.

Arrêtons-nous un moment sur ce dernier. Les rames sont très colorés : fleurs du plus pur style année 70, mouettes sur fond bleu, imitation de fresques grèques...Ce tramway est-il un panneau publicitaire ? En fait non ! Chaque ligne est identifiée par une livrée différente ! C'est esthétique, pratique. A quand une belle idée comme celle-là à Lyon ?

Pour passer nos nuits, nous avons choisi de réserver au camping Le Floréal de Lattes. Un bus nous emménera ensuite rapidement à la gare St Roch de Montpellier, lieu idéal pour démarrer les visites.

Montpellier est une ville où nous avons aimé flâner, nous perdre dans des quartiers étonnants, à l'architecture parfois déroutante. La richesse architecturale nous a comblés : beaux immeubles des 17° et 18° siècle dans l'Ecusson (le centre ancien), immense place centrale de la comédie, encore appelée l'Oeuf par les anciens, quartier de l'Antigone, berges du Lez, rue de la Loge, place de la canourgue...

Cette ville est réputée depuis le Moyen-Age pour ses facultés de médecine, de droit et sa culture universitaire. Partout des terrasses accueillent le promeneur, présentant même un côté très intime sur les placettes du coeur ancien.

Nous ne vous offrons que quelques instantanés ; à vous de choisir lors de votre séjour ce qui vous séduira le plus.

La place de la Comédie : incontournable !

Elle s'appelait autrefois la Place de l'Oeuf et constitue l'un des plus vastes espaces piétonniers d'Europe. Devant l'Opéra Comédie, se dresse la fontaine des 3 grâces : Aglaé, Euphrosine et Thalie. Etienne Antoine l'a créée en 1773. Elle repose sur un gros bloc de pierre agrémenté d'angelots espiègles.

L'Ancien Amphithéâtre St Côme a été bâti en 1757 et servait d'amphithéâtre au collège de chirurgie jusqu'à la révolution.

La tour de la babote faisait partie intégrante des remparts qui protégeaient la ville à partir du XIV° siècle. Elle a été surélevée au XVIII° pour abriter l'observatoire astronomique de l'académie des sciences. Du sommet de la tour, le 29 décembre 1783, sous l'oeil ébahi, mais intéressé, de Joseph de Montgolfier, Sébastien Lenormand s'est jeté dans le vide, équipé d'un immense parasol de 6 pouces de diamètre à manche renforcé. Il avait appelé son engin... un parachute !...Celui-ci ne lui a pas évité un magnifique gadin authentifié par une gravure de l'époque !

L'église St Roch du nom du Saint protecteur de la ville accueillait les pélerins de Compostelle. Elle abrite les reliques du Saint dont la statue trône à l'angle de la rue Vieille-Aiguillerie. Vous l'apercevrez en levant les yeux ! Il est perché dans une niche haute !

Et, me direz-vous, pourquoi percher St Roch ? Lorsqu'il est rentré d'un long voyage en Italie, en 1322, il a remonté la rue Pila-St-Gély (çà grimpe dur!) et s'est écroulé là, à l'angle, épuisé de fatigue. Il a été pris pour un espion et immédiatement arrêté (belle récompense pour s'être dévoué aux malades de la peste !). Il devait avoir une vocation de martyr car il ne s'est pas fait connaitre et n'a jamais clamé son innocence !!! Au bout de 5 longues années, il est mort dans sa prison à l'âge de 32 ans. Est-ce pour se racheter de l'avoir laissé au fond d'un cul de basse fosse que les habitants ont perché la statut au sommet d'un angle de mur ? Pourquoi pas !

L'arc de triomphe a été érigé, en l'honneur de Louis XIV, à la fin du XVII° siècle, par l'intendant du roi.

Dans l'alignement, nous apercevons des grilles magnifiques. C'est ainsi que nous pénétrons sur la place royale du Peyrou. Une statue équestre de Louis XIV, quasiment la même que celle de Lyon (la fabrication en série existait déjà à l'époque?) forme un bel ensemble avec le château d'eau et l'aqueduc St Clément.  Ce dernier a été érigé en 1754 et s'inspire du pont du Gard.

La cathédrale St Pierre était malheureusement fermée. Nous avons donc opté pour le jardin des plantes, après un bref coup d'oeil à la faculté de médecine.

Le jardin des plantes est l'un des plus anciens de France. Il a été crée en 1593 par Pierre Richer de Belleval à la demande d'Henri IV. Et non ! Ce n'est pas pour parfumer la poule au pot qu'il est cultivé mais bien pour l'étude des plantes médicinales. Hélas, au cours de ce dernier hiver particulièrement rude, le gel a causé de nombreux dégâts.

Après un coup d'oeil à la ville depuis le belvédère du Corum, nous quittons les quartiers anciens pour d'autres plus "modernes".

Après avoir longé le Triangle et traversé le Polygone, nous empruntons les échelles de Montpellier...Des échelles ? En pleine ville?!?!  Il s'agit d'escaliers à double révolution qui permettent de passer du 3° étage du Pôlygone, alors qu'on se croyait au 1er, au rez de chaussée de l'Antigône, lequel correspondrait au 1er sous-sol...si Montpellier n'était pas aussi vallonée !! Une ville pleine de surprises vous dis-je !

L'Antigône est un quartier étonnant créé par Ricardo Bofill, un architecte catalan. L'aventure débute en 1978 ! Nous découvrons une très longue esplanade, piétonne, juste traversée de rues autorisées aux voitures. La promenade est bordée d'immeubles de style grec ancien, ornée de fontaines et de statues de dieux...grecs aussi ! Une vraie tragédie ? Non, une promenade plaisante qui débouche sur le Lez et sur une réplique moderne de l'arc de triomphe de Paris : l'hôtel de région !

Une belle passerelle nous permet de traverser le Lez car, de l'autre côté, nous attend : la place de la Révolution Française ! Les têtes des grands révolutionnaires sont rassemblées ici : Danton, Robespierre, St Just et...une femme ! Si c'était l'une de mes ancêtres ? Après tout, mon côté contestataire, toujours un drapeau ou un tract à la mai, vient bien de quelque part ! Je frémis...Ouf ! Pour une fois ! Je ne suis pas dans le coup !

Saint Guilhem le Désert :

Sur conseil d'un ami, nous rejoignons, le lendemain, St Guilhem le Désert. Après le Pont du diable, la route serpente dans les gorges de l'Hérault. Le paysage est magnifique ! Nous laissons le camping-car sur le parking bus, complètement vide : la saison touristique n'a pas encore commencé !

St Guilhem le Désert est une cité médiévale toute en longueur. Dès l'an mille, les pèlerins de Compostelle se regroupaient ici et à  Arles avant de s'engager sur le chemin français de la méditerrannée. De nouveaux vestiges rappellent cette grande époque. St Guilhem demeure, encore de nos jours, une belle halte sur le chemin de Compostelle !

Au XI° siècle, le village de St Guilhem s'est développé autour de l'Abbaye de Gellone. Les maisons sont imbriquées les unes aux autres, les toits recouverts de tuiles parfois en terre cuite vernissée. Ici, les fenêtres sont romanes, là de la renaissance, ou en arcatures. Accrochée aux portes, la cardabelle (chardon carline) au coeur bien ouvert nous indique que le temps est beau fixe. Lorsque la pluie arrive, son coeur se ferme !

L'abbaye abrite l'un des plus magnifiques orgues classiques français. Il a été construit en 1782 par J.P. Ca...vaillé ! Vous pensiez qu'il s'agit de notre JP ! Ben non !!!

Après l'achat d'une tomme de chèvre fermière, nous rejoignons le camping-car. Une voiture s'arrête vers nous. "C'est à vous le camping-car". Classique ! Vu sa forme, pas classique du tout, nous nous faisons régulièrement interpeller, curiosité oblige. Là, il ne s'agit pas de çà du tout !!! L'homme nous informe que la police va nous coller une amende de 135€ si nous ne partons pas au plus vite !...?!?!...Nous nous étonnons : le site ne comporte aucun panneau d'interdiction de stationnement pour les camping-cars, aucun avertissement de verbalisation. Notre homme explique : "ici la police est très très zélée. Elle passe 4 fois par jour, y compris hors saison, et elle verbalise tous les camping-cars sur le parking bus. C'est 135€ ! Tout le monde le sait ici ! " A bon entendeur...

Amis camping-caristes, garez-vous donc au Pont du diable. Vous pourrez passer la nuit moyennant 6€ et trouverez tous les services nécessaires. En saison, une navette vous conduira à St Guilhem le Désert ( je crains de comprendre pourquoi !). Sinon, vous avez le choix entre : attendre le bus régulier ou parcourir 3,5 kms à pieds !

Sète :

Chassés de cet endroit pourtant paradisiaque, nous roulons vers Séte. A l'aide de mon smartphone, je repère sur le forum de campingcar-infos, un lieu de stationnement : rue de la Cayenne, vers la gare. Il s'agit d'une sorte de grand quai. D'autres camping-cars sont là, mais aussi...des épaves de caravanes. Mouais ... Pour visiter la ville, çà ira ; on avisera pour ce soir.

Séte est enclavée entre la Méditerranée et l'étang de Thau. Elle est dominée par le Mont St Clair, et, çà grimpe dur le long de ses flancs !!! Port de pêche mais aussi de commerce et de plaisance, la ville "basse" est sillonnée de canaux. Séte a été crée au XVII° siècle par Colbert qui avait besoin d 'un débouché sur la Méditerrannée.

Le temps devient menaçant, le "marin" se lève...Après une minute de recueillement au cimetière marin sur la tombe de Paul Valéry, nous dirigeons nos pas vers Pointe Courte. Ce minuscule quartier est coincé entre la gare et le canal. Il faut chercher l'accès pièton pour le rejoindre ! Ses rues sont pittoresques, composées de maisons basses, de cabanons, envahies par les chats, véritables seigneurs des lieux. A la lecture de certains écritaux, nul doute que les habitants sont, eux aussi, hauts en couleurs et fortement...pittoresques ! Quel moment plaisant !

Sur les conseils de l'office du tourisme, nous rejoignons l'aire de camping-car du parking des 3 digues ( GPS : N 43°22'00.8'' E003°36'57.7"). Idéale, à quelques kilomètres de Sète, le long de la voie verte et de la plage...Idéale ??? A part la circulation automobile sur la nationale et le trafic ferroviére ( TGV et marchandises) qui lui cessera de minuit à 6 heures. Pas grave ! Demain soir, nous dormirons au Château de Vérargues, une étape France Passion superbe où nous comptons acheter du vin !

Commentaires (4)

1. RICHE 20/11/2012

Bonjour ,nous désirions avec mon mari , venir à la fête des lumières et nous garer à la croix-rousse pour être plus près du centre , notre cc mesure 9 m donc grande place , pensez-vous que cela puisse être possible et bien sûr sans danger .
Merci de me lire à bientôt

Anita Bastrenta-Caillard

Anita Bastrenta-Caillard Le 20/11/2012

eh oui ! Tout est possible. réponse faite par mail privé ! A bientôt

2. julve claude 21/11/2012

bonjour,
je voudrai des renseignement pour se garer dans votre rue ou proche du cimetiere,nous avons lu votre forums,bon renseignement,mais je suis assistante -maternelle et je travaille le vendredi jusqu'a 18h30donc pas possible de venir plus tot!!est ce que vous penser qu'il y a une chance pour se garer tard le soir du7/12/12 pour le weed-end fete des lumieres.nous sommes d'uzès dans le gard.merci de donner réponse nahalie et claude

Anita Bastrenta-Caillard

Anita Bastrenta-Caillard Le 26/11/2012

Bonjour, je vous ai fait une proposition par mail privé. Pour venir sur la Croix Rousse à cette heure ce sera quasi impossible car le tunnel est fermé pour cause de travaux, ce qui impose de passer par la presqu'ile qui sera fermée à la circulation chaque soir dès 18 H. bien à vous,

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