2013. Nyons, Villeneuve-Loubet, Cannes, Nice, Fontaines de Vaucluse

Février 2013 :

Le départ : Lyon / Villeneuve -Loubet :

Afin d'échapper à l'hiver lyonnais, nous avons pris une semaine de congés et sorti le camping-car.

Première étape : Romans sur Isère.

Nous avons quelques emplettes à faire aux magasins d'usine et puis..une aire de stationnement pour camping-car nous a été indiquée. Il faut tester !

L'aire de stationnement est située sur l'avenue Gambetta face à Marques Avenue. Il s'agit d'un stationnement réservé juste matérialisé par un panneau et un marquage au sol ; rien d'autre. Cependant, nous remercions quand même la municipalité : ce n'est pas si courant une telle attention ! -6° cette nuit ! Les batteries du camping-car ne sont pas suffisamment chargées : il faut économiser l'énergie...Aurons-nous du chauffage toute la nuit ?

Samedi matin : départ tôt pour Nyons. Les batteries ont tenu mais nous avons zappé la douche au profit d'une toilette de chat. Le soleil nous accompagne et c'est avec bonheur que nous nous installons sur l'aire de Nyons, pare-brise bien au soleil pour récupérer des degrés en température.

Nous profitons du soleil  et de l'air qui embaume la lavande, l'olive et un je ne sais quoi..qui vitalise ! Rien de tel pour que nous partions à l'assault du chemin de ronde, que nous nous perdions dans les ruelles et rendions visite à la vinaigrerie La Para et à la distillerie Bleu Lavande.

Dimanche : départ pour Villeneuve Loubet. Le GPS s'égosille à vouloir nous diriger sur le Ventoux et la route Napoléon. Compte-tenu des chutes de neige, c'est un itinéraire que nous proscrivons. De guerre lasse, je fais taire le GPS en...l'éteignant ! Radical et efficace. La nationale 7 nous conduit à bon port alors que le mauvais temps nous poursuit...sans nous rattraper.

A peine installés dans le Parc des Maurettes, nous filons en bord de mer respirer les embruns. Le coucher de soleil est beau : gris et rose...Nos pas nous conduisent au pied d'immeubles en forme  de vague : la marina..Dans une anse de mer, nous découvrons des yachts de luxe mais aussi une véritable zone commerciale au pied des immeubles. Etrange pour nous ! Les plaisanciers ont donc du mal à s'éloigner de leurs esquifs ?!?!

Dans le camping, nous apprenons que nous pouvons bénéficier largement de la balnéo mise à disposition des campeurs : sauna, spa..Mais nous n'avons pas de maillot ! Demain, il faudra en acheter. C'est top : le camp est quasi vide et l'espace balnéo...idem ! Ceci me tente malgré mon aversion pour l'eau.

Lundi : déluge de pluie toute la nuit. Même si l'intensité des chutes baisse, impossible de trop sortir du camping-car...Espérons que demain...

Cannes et Villeneuve Loubet Vieux Village :

Le soleil est de retour et avec lui...Notre énergie ! D'un bon pas, nous nous dirigeons vers la gare pour prendre le train pour Cannes. La gare ?!?!..En fait...Un vaste chantier. Les billets se prennent...à 500 mètres de la gare ! Quant à savoir sur quel quai attendre le TER...Mystère ! Nous avons estimé que les trains circulent à ...gauche ! Oui ... à gauche en hommage au premier train qui était anglais ! Bingo ! Le quai de gauche est le bon.

Nous déambulons sur les "champs élysées" cannois : la rue d'Antibes ! La crise est passée par là car les boutiques de luxe cèdent le pas à des magasins plus populaires...Tout fout le camp ! Un tour de croisette ...Une grimpette au Suquet...Et retour à Villeneuve Loubet pour prendre le bus pour le vieux village.

Nous patientons à l'arrêt...Demandons à un chauffeur : non il faut attendre l'autre bus...Nous attendons...Encore...Jusqu'à ce que... Mais pourquoi il y a un gros trou dans les horaires de ce bus ??? Au camping, on a dit de prendre la ligne 23 mais...Pourquoi il n'y a plus d'indications entre 8H50 et 16H45 ??? C'est louche !!! J'appelle la compagnie...Nous ne sommes pas à l'arrêt desservi l'après-midi ! Il faut traverser les voies ferrées et rejoindre le front de mer vers la marina !

Nous voici enfin dans le bon bus qui se lance à l'assaut des collines. Le chauffeur n'est pas loquace : pourvu qu'il pense à notre arrêt...Oui! Nous voici dans le vieux village aux ruelles étroites escarpées à souhait...Vides de touristes ! Un régal.

Nos pas (et notre gourmandise) nous conduisent au musée des arts culinaires Escoffier. Nous ne résistons pas au plaisir de pousser la porte de cette vieille demeure du 18° siècle, maison natale de Auguste Escoffier, organisée autour d'un âtre monumental, dans lequel trône...le tournebroche automatique invention du Sieur Escoffier ! Autrefois, la broche était tournée à la main, ni trop vite, ni trop lentement par le Maitre Rôtisseur ou son mitron, ou des enfants. Puis un chien a été "attelé" à l'engin avant que...Escoffier créé un mécanisme ingénieux avec poulies, cordes et contrepoids.

Bien sûr, il est défendu de photographier le fourneau de Renoir...C'est pour çà que...Vous le voyez à côté de la cheminée. On ne se refait pas !

Auguste Escoffier, Grand Chef de renommée internationale, ambassadeur de la cuisine française, s'est illustré au Savoy et au Carlton de Londres, au Rtiz à Paris et a formé pléthore de cuisiniers.

Il est l'inventeur de la fameuse pêche melba ! Ce dessert a été crée pour la cantatrice Nelly Melba, en 1894. La cantatrice a offert deux fauteuils d'orchestre à Auguste Escoffier. Le lendemain, elle donnait un souper en l'honneur de Monseigneur le Duc d'Orléans. Pour lui montrer qu'il avait apprécié les fauteuils, Auguste Escoffier a fait tailler un cygne aux ailes déployées dans un bloc de glace. Entre celles-ci, il a installé une timbale d'argent remplie d'un lit de glace à la vanille, des pêches à chair blanche débarrassées de leur pelure et pochées quelques minutes dans du sirop de vanille. Une purée de framboise fraiche couvrait ensuite les pêches et enfin, un léger voile de sucre filé était jeté sur le tout. Miam !

Nous voici de nouveau à l'arrêt à attendre le bus...Attendre...Patienter...Tiens pourquoi notre arrêt s'appelle " Square de Gaulle" alors que notre bus passe à "St Georges" ? Y'a encore un truc ! Un attrape touriste ! Direction l'office du tourisme...Grand ouvert...Mais personne dans la boutique !!!! Il ne s'agit pas de rater le bus vu la fréquence : un par demi-heure au mieux !!! Les passants nous livrent des infos...contradictoires ! Evidemment ! Nous poussons la porte de la gendarmerie...Oui ! il faut attendre à l'arrêt "Square de Gaulle", un bus finira par passer, il ne doit pas être trop tard...Oups ! Comment çà "finira par passer" ? Comment çà "pas trop tard" ? S'il n'y a plus de bus, nous aurons 6 Kms de marche pour rejoindre le camp des Maurettes...Patience...Une dame rejoint l'arrêt et nous dévoile le secret du bus ! Figurez vous que l'arrêt change de nom selon le numéro de ligne qui fonctionne ! ...!?!? Sur la 23 qui roule tôt le matin et en fin d'après-midi, c'est "St Georges", sur la 29 qui roule en début d'après-midi, c'est "Square de Gaulle"...A part çà...c'est pareil !

De retour à Villeneuve Loubet Gare, nous nous précipitons acheter 2 maillots de bains : la balnéo est plus que nécessaire ce soir !!!! Et là...Trop bien...L'espace balnéo du camp des Maurettes est tout à nous , rien que pour nous : bains à remous, nage à contre courant, spas...On se régale....

Nice :

Que le lever a été dur ce matin !!! Est-ce la balnéo ? L'air de la méditerranée ?... Le réveil a été sommé de se taire d'un coup rageur et nous nous sommes prélassés encore...une heure ! C'est les vacances oui ou non ?

Nous avons rejoint Nice par le train ; là, pas de souci, on maitrise parfaitement...La lumière est magnifique. Nous parcourons l'Avenue Jean Médecin en direction de la mer pour rejoindre le marché aux fleurs. Nous admirons les magnifiques façades de cette avenue très commerçante.

Nice est issu du grec Nikaia qui signifie "victoire". C'est le nom d'un comptoir commercial grec ouvert aux environs du 4ème siècle avant J.C.. Nous trouverons de ci de là des clins d'oeil à la mythologie grèque sous forme de mosaïques, notamment sur le site du château.

Pour l'heure, nous humons toutes narines ouvertes le puisant parfum du mimosa, allié à celui fruité des roses, mêlé à l'odeur suave des oeillets, lorsque les effluves surannées des violettes nous attirent : la violette de Tourrettes sur Loup bien sûr !

Plus loin, les épices sont à l'honneur dans une débauche de senteurs. Elles cèdent ensuite la place aux étals de fruits confits. Gourmandise quand tu nous tiens...

Nous nous élançons à l'assaut de la tour Bellanda : 213 marches d'escalier à flan de colline !!! Nous avons dédaigné l'ascenseur afin de mieux profiter de la vue de carte postale...un régal des yeux : la mer en camaïeu de bleu, l'ocre de la vieille ville et au loin le blanc de la neige. Dans ce bastion circulaire, Hector Berlioz a composé l'ouverture du roi Lear.

De là, en quelques marches encore, nous voici sur le site du château des Comtes de Provence. Il a été démantelé sur ordre de Louis XIV mais des vestiges sont encore présents. De plus, un magnifique parc arboré est aménagé offrant au gré de ses circonvolutions de belles vues à 360° sur Nice.

Braoum ! On nous tire dessus ? Un coup de canon retenti à quelques mètres de nous !... Cette vieille coutume niçoise trouve ses origines dans la mauvaise humeur de Sir Thomas Coventry. Cet Anglais en a eu marre de prendre ses repas à des heures incongrues...Du coup, il a acheté, sur ses deniers personnels, un canon et l'a installé au sommet de la colline du château. Chaque jour, à midi pétante, un coup de canon est tiré pour rappeler à tous qu'il est l'heure de se mettre à table. De nos jours, un pétard explose mais...Le site s'est vidé d'un coup ! Depuis quand les Français obéissent aux Anglais ? Sauvons l'honneur de la France !!!! En bons Gaulois, nous continuons notre vadrouille !!! Non mais !!!!

Nous descendons la colline par le cimetière empli de monuments funéraires assez étonnants, de véritables oeuvres d'art surdimensionnées...Les toits vernis de la chapelle brillent au soleil.

Les mouettes ricanent au-dessus de nos têtes...Pour se moquer de notre irrévérence ? Non...Au détour de la Place Sainte Claire, elles se disputent le contenu d'une grosse poubelle tout à côté de la belle chapelle de la Visitation, italienne à souhait...La porte de sa cure est équipée d'un heurtoir...Angélique !

Nous continuons notre descente dans les ruelles en pente en admirant les façades baroques, les volets à persiennes en projection et débouchons sur la Place Saint François...Dans un vacarme de mouettes !!! Un remake des oiseaux d'Hitchcok ??? Presque...Sur cette place, plusieurs poissonniers ont installé leurs étals à la fraicheur irréprochable ! Tellement irréprochable que les mouettes...tentent de rapiner les beaux poissons ! Les poissonniers leur mène la vie dure ; c'est une guerre sans merci ! Les étals sont d'ailleurs couverts de tentes sur lesquels se pavanent, sans complexe, nos oiseaux chapardeurs !

Après une halte dans un sympathique restaurant, nous continuons notre découverte de la vieille ville le nez en l'air...rues étroites, boutiques qui débordent sur la chaussée, contre-jour...Nous voici ailleurs le temps d'une ballade.

De retour Place Massena, nous partons vers la colline de Cimiez à la découverte des résidences aux magnifique façades ! Et puis tout en haut, il y a des vestiges gallo-romain. Nous grimpons...Grimpons...Contournons des demeures luxueuses comme on n'en construira plus. Il fait chaud !....Bon ! Cette fois çà suffit ! J'en ai marre ! Marre de ce luxe, de ces ghettos à richissimes, marre de ne pas trouver un Wc public...Parce que oui...J'en ai un besoin impérieux !!! Manquerait plus que je me soulage entre deux pots de fleurs ...Le guide promettait une petite ballade pour rejoindre le site gallo-romain...Alors que nous sommes de bons marcheurs, nous ne l'avons toujours pas atteint...Et l'heure du train approche ! De guerre lasse, nous sautons dans un bus direction...Place Massena ! Retour à la case départ et tant pis pour les vestiges !!! D'ailleurs la lumière décline...

De retour au camp des Maurettes, nous investissons l'espace balnéo pour des moments réparateurs.

Demain nous serons dans les fleurs ; nous avons décidé de visiter une coopérative de violettes le matin à Tourrettes sur Loup, puis une exploitation de mimosa à Tanneron. Les rendez-vous sont pris...

Violettes et mimosas :

Au programme du jour : les fleurs ! Les nôtres, celles de la Côte d'Azur. Et pour cette virée dans l'arrière pays, nous privilégions le camping-car.

Nous roulons à flanc de corniche au dessus de Grasse pour rejoindre Tourrettes sur Loup et la bastide aux violettes, qui est une exploitation faisant pousser... les violettes.

Tourrettes est un village médiéval, construit sur un éperon rocheux, en surplomb des gorges du Loup. La vue est magnifique et quel plaisir de se perdre dans le dédale des petites rues pour découvrir un point de vue. Tourrettes a toujours cultivé la violette, mais a aussi accueilli nombres d'artistes, d'écrivains, de musiciens ou de poètes.

Première difficulté cependant : se garer ! Les gabarits ont fleuri de partout...Alors, amis camping-caristes, faites comme nous si vous venez de Grasse, traversez la ville et garez vous vers la Bastide aux violettes. De toutes façons, il faudra marcher...

En 1875, de nombreuses variétés de violettes étaient cultivées dans la région de Grasse, principalement la violette de Parme. Aujourd'hui, seule la Victoria est cultivée sur les restanques, ou "planches" d'oliviers. La Victoria se caractérise par une fleur simple, d'un violet profond, dressée sur une longue tige ( environ 25 cm). Elle est très odorante et en fleurs d'octobre à mars.

Les parcelles cultivées sont petites (200 à 300 m2) et leur accès difficile aux machines, d'où un travail essentiellement manuel, qui exige souplesse du dos et des jambes, dextérité pour la récolte et la confection des bouquets. La culture se fait en plein air ou sous abri : Humm...L'air embaume vraiment la violette à Tourrettes et le parfum devient entêtant dès lors que vous pénétrez dans la serre de culture. De mi octobre à mi mars, les fleurs sont cueillies en bouquets de 25, entourées de queues feuilles et liées. Quand s'achève la saison des bouquets, les fleurs sont alors ramassées sans la tige pour la confiserie : 7 500 fleurs au kilo !

A découvrir : www.laviolette.directetbon.com et www.la-tanière-du-loup.com

Ensuite, de mai à fin juillet, la feuille est fauchée et livrée, le jour même, chez...les parfumeurs de Grasse. Vous avez bien lu ! Seule la feuille est utilisée en parfumerie ! Elle est transformée en concrète, puis en absolu et entre dans la composition des plus grands parfums.

Chaque année, en février, Tourrettes organise sa fête de la violette, le 1er ou le 2ème week end de mars...Alors, ne faites pas nous, ne la manquez pas ! Renseignez vous sur le site de l'office du tourisme : www.tourrettessurloup.com

Maintenant que nous voici incollables sur la violette...Partons à la découverte du mimosa, autre fleur emblématique et fêtée sur la Côte d'Azur. Pour se faire, nous rejoignons le village de Tanneron, en plein coeur du massif du même nom. Nous avons pris rendez-vous avec Mme Vial (04.93.60.66.32) qui ouvre son exploitation aux curieux. Cette dernière est entourée de 10ha de mimosas, eucalyptus et équipée d'une serre d'agrumes et d'un rucher.

Autrefois, le massif était couvert de pins...que l'homme a exploités intensément, le reste finissant en fumée lors des incendies. En 1864, vers Cannes, des Anglais ont planté un curieux acacia, venu d'Australie : le mimosa à feuilles dentelées. Celui-ci est parti à l'assaut du massif et l'a envahi. Quel bonheur de découvrir les collines du Tanneron jaune d'or en plein hiver, un peu comme nos champs de colza...Le mimosa est rustique, ne craint pas trop le gel, pousse de 1 mètre par mois et se développe grâce à ses racines traçantes. Du vrai chiendent ! Pour l'exploiter, il convient de le greffer sur un pied de mimosa 4 saisons ( feuilles plates). Ensuite, il ne reste qu'à couper les branches odorantes couvertes de boules jaunes...bien fermées lorsque le mimosa, bien que jaune, est...Vert ! Il est ensuite mis en forcerie : sorte de pièce entièrement close, sans lumière, très chaude et humide. Pour entretenir l'humidité, il suffit de faire bouillir une lessiveuse sur un feu...exactement comme la lessive de nos grand-mères.

Un conseil : achetez votre mimosa vert ( c'est à dire boules bien fermées), coupez les tiges ( indispensable), encapuchonnez le d'un sac plastique et plongez les tiges dans de l'eau très chaude. Au bout d'une heure...Otez le sac plastique... Le voici parfaitement épanoui ! Et il aura été facile à transporter. Au fur et à mesure que le niveau d'eau baisse dans le vase, rajoutez de l'eau...Très chaude! La fleur tendra une bonne semaine. Mme Vial l'a dit : humidité et eau très chaude pour la beauté du mimosa...Nous l'avons testé pour vous : çà marche !

Et les parcelles d'eucalyptus alors ? Il faut bien diversifier la production et vivre à la fin de la saison du mimosa. L'eucalyptus est donc exploité toute l'année pour les bouquets, la parfumerie, la pharmacie. Lorsqu'il est cultivé ses feuilles sont rondes. dès que l'exploitation s'arrête, les feuilles reprennent leur forme naturelle ...allongée

Le retour : Route Napoléon et Fontaines de Vaucluse

Hélas, les bonnes choses ont une fin : il faut rentrer sur Lyon.

Par un magnifique soleil, sous un ciel bleu insolent, nous roulons dans l'arrière pays de Grasse, sur la route Napoléon. La neige , tombée en abondance lundi, n'a pas fondu. Pour la première fois, nous découvrons ces régions aussi enneigées : un régal de yeux entre le bleu insolent du ciel, le vert des conifères et la blancheur éblouissante de la neige. La route dans les gorges du Verdon requière toute notre attention ; elle est étroite, sinueuse, offre peu de visibilité et présente des sortes d'arches naturelles en rocher que nous pourrions bien accrocher. Un gros camion roule devant nous...Nous choisissons de le suivre ; ainsi, il ouvrira la route !

Il fait trop beau pour rentrer d'une traite à Lyon. Nous musardons...Tiens... Si on allait du côté de l'Isle sur la Sorgue ? Il y a bien longtemps qu'on n'y a pas mis les roues !

Nous nous garons à l'Isle sur la Sorgue sur le parking réservé aux camping-cars vers la gare...Mais...Pour la nuit...çà risque d'être bruyant. Il est 16 H ; nous cherchons une autre étape. Connectons nous à notre site favori via smartphone... Pourquoi pas Fontaines de Vaucluse ? Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous découvrons l'aire camping-car la plus belle de notre périple : arborée, en bord de rivière, avec tous les services à disposition...Parfait !

Fontaines de Vaucluse est entourée d'un cirque de falaises hautes, percées de grottes. Nos pas nous conduisent sur un chemin escarpé qui grimpe aux ruines du château...Que nous escaladons malgré les interdictions...Afin de bénéficier d'une vue époustouflante sur la vallée et le moulin à papier.

Ensuite, nous parcourons le bourg en tous sens à la recherche d'une boulangerie. Il y en a 3...Toutes fermées ! Et personne ne peut dire si l'une d'elle sera ouverte en cette fin d'après-midi ! Nous n'avons plus la moindre tranchinette de pain pour ce soir....Va falloir innover !

Dans l'ancienne usine à papier, des boutiques sont installées. C'est ainsi que, dans une confiserie, nous achèterons des croquants et des gâteux au citron qui...feront office de pain ! Bien sûr, nous nous rendrons au moulin à papier encore en fonctionnement. Les ouvriers façonnent, sous nos yeux,  du papier de luxe, dont certaines feuilles avec des inclusions de fleurs, de plumes...

Une belle étape bien reposante pour clore ce périple sur la Côte d'Azur.

Infos camping-car :

Référence et coordonnées GPS des aires de service citées sur : www.campingcar-infos.com

Camp des Maurettes, 730 avenue Dr Julien Lefebvre. Villeneuve-Loubet. www.parcdesmaurettes.com

Il est prudent de réserver.

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×