2011. Camargue.

En Provence. 27 mai au 4 juin 2011.

27 mai 2011. Nyons :

Nous voici partis pour les Saintes Maries de la Mer. Pour la première étape de cette semaine nomade, nous avons choisi Nyons et son aire de service. Cette dernière est bien située, propose tous les services ( y compris des toilettes publiques) pour une somme modique à régler, par CB, lors de l'accès. Bien sûr, vous connaissez Nyons pour son huile d'olive réputée mais....

Connaissez vous la bière locale brassée à Nyons ? Fruitée, gouleyante...un régal du palais que nous vous conseillons de déguster.

Bien sûr, une ballade à travers la vieille ville s'impose : le quartier des forts, la place des arcades, la tour Randonne. Dressée sur un promontoire rocheux, surmontée d'un campanile de fer forgé très ajouré, elle a été édifiée en 1280. D'abord prison militaire, elle a été reconvertie en chapelle au XIX siècle.

Parmi nos coups de cœur, outre la visite des moulins : la scourtinerie. Juste après le magnifique pont roman, dans cet atelier fondé en 1882, sont tissés les scourtins, sorte de filtres en corde qui étaient intercalés entre deux niveaux de pulpe d'olive dans le moulin à huile. Aujourd'hui, les scourtins servent aussi bien de set de tables que de tapis de sol fort décoratifs et bien utiles en camping-car. Ils sont inusables et un bon battage suffit à les dépoussiérer. Ils ne craignent ni l'eau ni les tâches qu'il suffit de nettoyer au savon de Marseille.

Autre curiosité : la vinaigrerie ! Elle est située sur la promenade de la digue. Le Maître Vinaigrier nous a expliquer tous les secrets du vinaigre maison. Lors de la dégustation, nos papilles ont été conquises par les arômes délicats, jamais agressifs du vinaigre de lavande ( parfait sur un poisson gras), de sureau ( avec un magret), de framboise ( idéale avec l'huile d'argan) ou de sauge... Mille autres saveurs vous attendent.

Puis attirés par une odeur de thym, nous avons poussé la porte de la distillerie Bleu Lavande et assisté à une distillation. Fin juillet, début aout, l'odeur de la lavande vous guidera : c'est sa période de distillation.

A travers le Jardin des Arômes, nous avons rejoint notre camping-car pour un repos bien mérité.

28 mai 2011. Saintes Maries de la Mer.

Le soleil brille à nouveau dans le ciel « bleu insolent ». Nous décidons de rejoindre les Saintes Maries de la Mer par les départementales. La campagne est brulée par le soleil alors que nous ne sommes que fin mai. Ceci augure mal pour les récoltes à venir et pour les producteurs. Même les oliviers à la résistance légendaire semblent assoiffés.

Aux Saintes Maries, les camping-caristes ont le choix entre les 2 aires de stationnement prévues pour eux et les 2 campings. Nous n'avons aucune envie d'être parqués à touche touche avec les autres véhicules, en pouvant à peine déballer la table ! Aussi, pour une somme guère plus élevée que celle des aires, nous optons pour le camping La Brise. L'emplacement est spacieux, protègé du vent par deux haies et un arbre nous offre son ombre bienvenue.

Cette première après-midi est consacrée à la visite de la ville...encore envahie par des Gitans malgré la fin du pélerinage. Evidemment, une vieille Gitane nous vend la médaille de Ste Sarah, patronne des Gitans et des voyageurs, et nous dit sa bonne aventure. D'habitude, j'ai toujours une médaille de Ste Sarah que j'épingle sur mon T shirt dès que nous arrivons en ville. Mais là...Je l'ai oubliée. Tant pis ! Nous flânons désormais protégés des bonimenteurs de toute sorte par la médaille bien en vue : c'est fait, on a donné, laissez nous tranquille ! Cette méthode fonctionne à merveille. Sur la place derrière l'église, un groupe de musiciens donne l'aubade. Le violoniste est talentueux...D'autant que son violon présente de marques évidentes de réparation : de multiples tours de scotch d'emballage jointent la caisse !

Les donjons, créneaux et mâchicoulis de l'église Notre Dame de la Mer se dressent fièrement. Construite à la fin du XIIème siècle, elle est une vraie forteresse. Pour s'en convaincre, il suffit de grimper les 53 marches dans la tour pour découvrir, sur le toit, le chemin de ronde. Intrépides nous grimperons la pente sommitale de la toiture jusqu'à l'arrête centrale : la vue est magnifique.

A l'intérieur de l'église, nous attend le coussin où les Saintes Maries, Marie-Jacobé et Marie-Salomé, ont posé leurs têtes...qui doivent être bien dures ! Le coussin n'est autre qu'un bloc de pierre !!!! Dans la crypte, Sainte Sarah attend à la lueur des bougies. Ces dernières confèrent à ce lieux une atmosphère lourde, quasi envoutante... N'oubliez pas de faire un vœu cependant ! 

29 mai 2011. En vélo !

Première mission de la journée : louer des vélos ! De grand matin, fin prêts pour la ballade, nous essayons de magnifiques VTC chez le Vélocyste. Prudent, il nous remet un kit de réparation et sa carte : en cas de souci....On ne sait jamais ! Il me promet que la selle en gel me garantira contre les meurtrissures... Mouais ...Argument commercial çà s'est sûr ! Nous pédalons face à un vent fort pour rejoindre le chemin de terre des 5 gorges et rallier le domaine de Méjanes. Quel plaisir de rouler à travers les étangs ! Nos haltes sont fréquentes pour observer les flamants roses, les foulques au nid, les aigrettes, tadornes et mouettes. Dans un parc, les toros se font face dans une attitude belliqueuse. Vont-ils s'affronter ? La terre vole...Les mastodontes prennent une position de combat...Oups, ils se dirigent vers nous ! On devrait filer non ? Leur parc semble bien précaire...Encore une photo...On va se faire encorner je te dis !!!! Vous savez quoi ? Les toros, après toutes leurs intimidations...nous dédaignent !!!!

Le domaine de Méjanes offre une halte agréable dans la chaleur de cette fin de matinée. Nous achetons 2 bouteilles d'eau fraîche … ???!!!... Ben oui ! D'eau fraiche pétillante : rien de tel pour requinquer après la poussière des 15 KM de piste ! Le musée Paul Ricard (AHHHH?) est installé dans la gare. Dédié à...Mais non ! Pas à la boisson anisée ! C'est une manie chez vous !...à la vie camarguaise, il retrace l'histoire du domaine, ancienne commanderie templière. Le train attend son lot de voyageurs pour une promenade à travers les marais. Mais si vous préférez la marche, un circuit pédestre est aménagé le long de l'étang du Vaccarès. Nous repartons pour le Paty de la Trinité sous les frondaisons. La piste est bien roulante jusqu'à...La poisse totale ! Plus de piste ! Plus d'indication ! Juste des ornières, des fondrières...Pas du tout adaptées aux VTC. 1ère chute pour Jean-Paul...Sans gravité...Mais il a sauté en vol du vélo ! Gaffe Tita !!!! AAAAhhhh ! Trop tard ! A mon tour de mordre la poussière. Derrière la roselière, des bruits inquiétants s'élèvent...Comme un feulement animal. Nous avons franchi la barrière d'un parc. Elle était ouverte mais...Se pourrait-il ?...Un toros échappé ?...Nous pédalons en surveillant nos arrières...nos avants et côtés aussi. Enfin, nous débouchons vers un mas et un hélocoptère ! Et là...Alors que nous admirons l'engin...C'est l'attaque !... Ciblée !...Méthodique !...Hargneuse !...Droit à la tête....Non pas un toros...Les tigres !!!!...Enfin... Les moustiques tigres : minuscules mais redoutables. Ce sera notre seule rencontre avec eux !

Nous rentrons sur les Saintes Maries par le Château d'Avignon et la route de Cacharel. Le long de la départementale, bien que protégés par la piste cyclable, nous n'en menons pas large : les voitures nous frôlent. Les Saintes sont en vue ! Chic : j'en ai marre du vent. Mais....A chaque tour de pédale, la ville semble s'éloigner!!! Heureusement, les bornes hectométriques vont décroissant. Un dernier raccourci et nous voici au camping-car où nous goutons un repos bien mérité.

30 mai 2011. En vélo !

Hier, optimiste comme pas deux, j'ai proposé que nous nous lancions à l'assaut ( pas d'autre mot) du tour de l'Etang de Vaccarès, soit 70 Km ! Aujourd'hui...Le vent a forci. J'ai un peu mal...au genou, côté fesses pas de souci ( ah ! La selle en gel …). Le temps est brouillé...Allons au port acheter du poisson. Déception : les cabanons des pêcheurs semblent abandonnés. Pourtant, nous pouvions acheter la pêche du jour autrefois. Tout fout le camp ! Nous nous rabattons sur le marché. Là encore, les prix sont prohibitifs, y compris pour les produits régionaux. Tant pis : la superette fera l'affaire pour un complément de courses.

Bien décidés à utiliser nos beaux VTC jusqu'au bout, nous nous engageons sur la piste du Phare de la Gacholle. Encore une fois, nous déplorons le manque de civisme de certains camping-caristes ! Alors que la période de nidification bat son plain, les voici installés le long d'une bande de sable, tout au bout de la piste prévue pour les véhicules...Tout ceci pour une illusion de bivouac sauvage. Nous on dit STOP ! Un véhicule perd toujours un peu d'huile, même le plus récent. Avec le vent, les sacs, les gobelets en plastique volent à travers les marais, polluant la réserve et représentant un réel danger pour la faune.

Tu vois ce pré ? C'est curieux : il est tout blanc. On dirait de la neige. Nous nous approchons d'une saline complétement assèchée ! La blancheur du sel étincelle au soleil. Justement, en parlant de sel...Si on visitait un salin ? A l'office du tourisme nous apprenons que le site de Salins de Giraud est fermé. Seuls les Salins de Camargue à Aigues Mortes proposent encore des visites. Direction Aigues Mortes donc !

1 juin 2011. Aigues Mortes. 

Attention ! Camping-caristes, vous êtes obligés de stationner aux endroits prévus. Le tarif est unique que ce soit pour 1 heure ou pour 24 h : 12€ !!! Du coup, autant rester 24 H...

Nous nous garons sur l'aire rue du port. Petite, elle offre cependant une vue imprenable sur la Tour de Constance et nous pouvons bénéficier des services : eau potable et vidange des eaux grises et noires.

L'aire du Parking P4 boulevard Diderot paraît mieux aménagée avec des emplacements spacieux et bien délimités. L'une et l'autre sont idéalement situées pour parcourir Aigues Mortes ou se rendre aux Salins de Camargue à pied. 

Aux environs de 1240, Aigues Mortes est la ville choisie par Louis XI pour créer LE port permettant de rejoindre les croisades et de commercer. Tout d'abord, cette cité « des Eaux Mortes » était situé sur les berges d'une sorte d'immense lagune qui communiquait avec la mer par des « graus » et avec le Rhône par des marais. Elle a été échangée contre des terres vers Sommières. Louis XI construit une chaussée endiguée, défendue par la Tour Carbonnière, puis développe la ville. En 1272, Philippe le Hardi, fils de Louis XI, la protège par des remparts de plus de 1,6 kms de long. La pierre calcaire nécessaire à la construction est acheminée de Beaucaire ou des Baux. Aigues Mortes est un centre d'échange prospère lorsque Louis XI meurt à la 8° croisade ! 

Point de repère, la Tour de Constance, ou « grosse forte tour », apparaît à la fin du XIV° siècle, entre 1241 et 1250. Elle allie à la fois un aspect militaire et des décors raffinés. Elle surplombe la Camargue et les salins. Nous ne nous lasserons pas de parcourir le chemin de ronde, déjà pourvu, à l'époque de WC ! Deux marches conduisent au « trône », sorte de siège percé en pierre, parfois pourvu de murs et d'un toit...Les déjections tombent sous les remparts, sur la tête des ennemis d'où l'expression « je vous enm... ». 

Entrons dans la Tour de Constance. La salle basse, d'une hauteur conséquente pourtant, est couverte d'une voute à 12 quartiers. Au milieu, un étrange trou grillagé laisse apercevoir un sol de terre battu où de l'eau croupie stagne : le cul de basse-fosse ! Pratiquement à hauteur du plafond de cette salle dite basse, une coursière court le long des murs : elle était utilisée pour la surveillance de la salle. Aujourd'hui, les enfants se pourchassent le long de cet anneau et se cachent dans les recoins initialement prévus pour le repos.

Au dessus, de la salle basse : la salle haute...aux murs bien moins hauts que ceux de la salle basse ! Là encore, le plafond est une voute en ogives, finement ornées à chaque extrémité. Au XVII° siècle, cette pièce servait de prison pour des protestantes. 

Le ciel gris et bas ne nous décourage pas pour la visite des salins. Nous arrivons pour l'ouverture et...devrons attendre 1H30 sur le site ! Les 2 premières visites de l'après-midi sont complètes. Affamés, nous explorons les lieux : minuscule boutique, sanitaires, coins pique-nique, distributeur de boissons et...Rien ! Rien de chez rien ! Pas le moindre sandwich, pas le moindre paquet de chips ou de gâteaux !!! La poisse ! Heureusement, la promenade à travers les 10 700 hectares du salin nous a enchantés. Sous le ciel plombé, l'eau prend toutes les teintes du rose au rouge ; le blanc des tas de sel étincelle avec insolence. 

2 juin 2011 : les Alpilles 

Après quelques achats dans un étal en bord de route, nous nous dirigeons vers les Baux. Ce soir, nous avons prévu de dormir dans une étape France Passion vers Mouriès. Pour le moment, marchons sur les traces d'Alphonse Daudet à Fontvieille en Provence. Sous un soleil timide, entre 2 averses, nous escaladons la colline qui conduit au moulin des fameuses lettres, de son vrai nom Moulin Ribet. Il a cessé de fonctionner en 1915 et abrite désormais un musée consacré à Alphonse Daudet. La promenade nous conduit, dans un bois de pins, de moulin en moulin, jusqu'au Château de Montauban, célébré dans la préface des lettres de mon moulin. Alphonse Daudet venait se reposer dans cette belle demeure de la fin du XVIII° siècle. Tout à côté, un petite bergerie aurait abrité la chèvre de Mr Seguin. L'air embaume le jasmin. 

Les Baux de Provence se dressent au dessus de nos têtes. Rongé par le soleil et les vents, le site renaissance est restauré à grand frais. Nous musardons dans les ruelles escarpées, le nez en l'air lorsque...lorsque... Avis aux gourmands ! C'est là et pas ailleurs !!! Le paradis ! Une boutique à la belle devanture de bois sculptée se cache dans le rocher. Elle est constituée de galeries taillées à même le roc. Véritable caverne d'Ali Baba, des multitudes de boites d'épices, de bouteilles de vins, de vinaigres fins, de sirops, des bocaux de confits et autres gourmandises tapissent ses murs ! Et bien sûr...Nous succombons ! 

Il se fait tard. Nous décidons d'écourter notre étape et de dormir en France Passion, au Moulin du Calanquet à St Rémy de Provence. Nous admirons les fleurs d'artichauts au potager avant de profiter de la dégustation des produits maison : huiles d'olives aux saveurs naturelles de pomme verte, d'artichaut cru ou d'herbe coupée, olives au naturel, tapenades, confitures aux mélanges inédits : marron/whisky, confit de poivrons/gingembre... Amis camping-caristes : voici une superbe étape. Nous stationnons avec trois autres camping-cars dans un pré bien plat. Malheureusement, la pluie se déchaine toute la nuit...Détrempe le sol...un camping-car est enlisé ! Pas nous pour une fois ! Quel imprévoyant de s'être garé dans le sens de la sortie et d'avoir voulu manoeuvrer...Il faudra le tracteur pour le sortir ! 

3 juin 2011 : Avignon, la bien nommée « la cité du vent violent » 

Avant de rejoindre Avignon, nous décidons de visiter le musée de la lavande à Coustellet. La pluie se déchaine...Peu importe ! Les salles embaument la lavande. Le cuivre des alambics à lavande luit comme un soleil. La collection, du 16° siècle à nos jours, est impressionnante. Nous découvrirons les premiers alambics à feu. Quel plaisir olfactif et visuel ! 

A Avignon, nous optons pour l'un de camping de l'Ile de la Barthelasse. Nous commençons par une flânerie vers le Palais des Papes, une ballade sur le Rocher des Doms. Du sommet (30 mètres au dessus du Rhône) la vue est superbe ...par temps dégagé. Aujourd'hui...Certains prétendent que ce rocher est le site historique d'Avignon. Cet ancien castrum était couvert de moulins au Moyen-Age. Ces derniers ont été remplacés par des pièces d'eau, des jeux d'enfant et l'un des premiers jardins aromatiques, un jardin dit « hygiéniste » au XIX° siècle. Il s'agissait de « faire circuler l'air » pour contrer les épidémies. EUH ???.... En parlant justement de circulation d'air...Tu ne trouves pas que le vent a tourné ? Vite descendons en direction du Pont St Bénézet par les remparts et rejoignons le camping-car avant l'orage ! 

Attend ! On va admirer le pont quand même !

D'ailleurs drôle d'histoire que celle de sa construction. Un très jeune berger prénommé Benoît a reçu l'ordre (divin?) d'ériger un pont entre Avignon et la Barthelasse. Ce jeune homme était appelé Bénézet : petit Benoît. A force d'insister auprès des Papes, des Princes, ceux finirent par cèder de guerre lasse...non sans lancer un terrible défi au petit Bénézet : « si tu arrives à porter cet énorme bloc de pierre, tu auras ton pont ! ». La taille du bloc est terrifiante...Que faire ? Bénézet prie...se concentre... glisse ses mains sous le bloc en une vaine tentative...Quand...Un bruissement de soie emplit l'air...Qu'est ce ?... Des milliers d'ailes !? Portant des milliers d'anges envoyés en aide à Bénézet. Le pont a été érigé. Dans sa splendeur, il comptait 22 arches et mesurait 900 mètres de long. Quelle fierté pour la ville et quelle prospérité !

« Sur le pont d'Avignon, on y danse, on y danse...Sur le pont... » Tout faux ! Le pont engendrait tellement de trafic que les gens dansaient sous le pont ! Cependant, il fallait bien désigner un coupable à son effondrement ! Les danseurs étaient les coupables tous désignés ! En fait, ce sont plutôt les fureurs du Rhône. Mais comment accuser le fleuve nourricier ? 

4 juin 2011 : Avignon

Depuis hier soir, une grosse pluie tombe en bourrasques. Un véritable déluge d'eau s'abat sur la ville. Une grasse matinée est la bienvenue et nous préparons le programme de l'après-midi en optimistes que nous sommes. Il s'avèrera impossible de sortir du véhicule de toute la journée ! Peut être demain, repartirons nous à la découverte d'Avignon... 

5 juin 2011 : le retour

Acune accalmie n'est à attendre. Nous décidons de nous rapprocher de Lyon et de faire étape chez un viticulteur de Roche St Secret, près de Dieulefit. Après une ballade dans le centre de Dieulefit, superbement rénové, nous nous installons sur le parking du domaine des Caminottes. Le vigneron nous attend à la cave et nous discutons. Soudain ...Les volets claquent...Le vent soufflent en bourrasques, tord les chênes millénaires...On va prendre un gros grain !...A peine le temps d'émettre cette pensée que les éléments se déchainent ! Le vigneron nous abandonne dans le caveau avec sa compagne : il court fermer portes et fenêtres de la maison. Mais...Une cataracte d'eau coule du toit à l'intérieur du cellier !!! Les bag in box en carton sont exposés, les étiquettes des bouteilles aussi. Nous remontons nos manches et déménageons les contenants....A la fin de l'orage, c'est décidé : direction Lyon immédiatement ! Après un "au revoir" et une bouteille offerte par le vigneron pour « services rendus » nous rallions Roche Saint Secret distante d'un kilomètre. Quel spectacle de désolation ! La grêle a frappé ! Tout est détruit ! Quel malheur !

 

nota bene : concernant les photos, cliquez sur celle qui vous donne la main, puis utilisez le "bouton" d'avance pour faire défiler.

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