Viseu, Aveiro

Viseu, Aveiro

Hier soir, en préparant l'itinéraire, le GPS n'a trouvé aucune route « gratuite » nous permettant de rejoindre Viseu. Carte en main, j'ai tenté plusieurs hypothèses. Rien à faire...Il doit y avoir un gabarit, ou plusieurs, quelque part sur une des routes complètement incompatible avec notre véhicule. De plus, le temps de trajet est triple par rapport à l'autoroute. Nous optons donc pour cette solution et nous renseignons auprès de la patronne du camping. Elle insiste fortement, voire très fortement : « c'est une « automatica ». Il faudra vite aller payer le trajet à la poste de Viseu. N'oubliez pas ! Sinon...La Police...Amende ! Grosses amende ! »

Nous roulons à travers le Haut Douro, région où pousse le raisin pour le porto ! Les vignes ne sont qu'escaliers, pentes abruptes et cailloux ! Elles couvrent toutes les collines autour de nous. Nous vous mettons un cliché pris en roulant : il rend mal ce que nous avons vu, hélas.

Viseu :

Viseu...Clin d'oeil sur le parking !...Un deuxième Exsis ! Gris comme le nôtre ! Ce n'est pas courant.

Nous fonçons, c'est le terme exact, à la Poste...Cerrada !... ?!?!...On fait comment nous ? La poste est fermée tout le week end !!!! Nous filons ventre à terre à l'office du tourisme et arrivons à bout de souffle : çà grimpe dur !!! L'hôtesse nous explique qu'il est impossible de payer de suite... ?!?!...En effet, le parcours enregistré par les nombreux portiques, hérissés de caméras, ne sera disponible que sous minimum 3 jours ouvrables ! Elle s'étonne de notre inquiétude et nous lui expliquons que nous souhaitons éviter l'amende. Elle retient un sourire...La police ne verbalise pas à la place de la société privée qui gère l'autoroute. Nous recevrons au pire un courrier à notre domicile nous demandant de payer nos trajets, si nous n'avons pas régularisé trois jours avant de quitter le Portugal. Elle nous remet une plaquette explicative. Encore une information contradictoire donc...Nous verrons bien !

Viseu fêtait les arts ! Nous découvrons des flash mob curieuses au fils des rues. Ici, une dame créée des chapeaux étonnants avec des protections de cagettes et tout de sorte d'objets de récupération. Le marché est étonnant tout en rondeurs à l'étage, tout dédié aux producteurs locaux au rez-de chaussée.

Aveiro :

Sans états d'âme, nous reprennons l'automatica pour rejoindre Aveiro. Ancien port de pêche, Aveiro est très touristique. Là aussi, Eiffel a sévit en construisant le marché aux poissons. La spécialité d'Aveiro est l'ovos moles (œufs mous), vendu en petits barils. La recette ? Prennez un kilo de sucre et battez le avec...60 jaunes d'oeufs !!! Pas un de moins ! Un véritable péril jaune...que nous achetons bien sûr !

Nous découvrirons Aveiro à bord d'un moliceiros.  Il s'agit d'une barque traditionnelle qui permettait de recueillir le moliço, une algue qui pousse dans la lagune et sert à fertiliser les sols. Ces bateaux à fond plat et proue en forme de demi-lune sont ornés de quatre peintures, représentant souvent des scènes satiriques ou égrillardes...Notre « capitaine » est parfois obligé de jouer de la corne de brume avant de s'engager sous les ponts très bas et étroits...Aveiro récolte aussi le sel dans sa saline. Nous la parcourons...le vent est fort aujourd'hui ; la fleur de sel se forme et les paludiers sont au travail...

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