Viana do Costello

Viana do Costello

Au départ de Lyon, nous rejoignons Léon, en Espagne, au bout d'une longue route. Nous serons accueillis par une cigogne au nid et visiterons l'église du quartier pour se dégourdir un peu les jambes. La première chose qui frappe est le côté rococo de l'architecture. C'est clair : style baroque ! La seconde est l'expression de douleur intense sur le visage des statues !

Les supporters d'un match de foot créeront de l'animation jusque fort tard dans la nuit. Pour autant, nous serons les premiers à partir aux premières heures du jour.

L'autovia est longue est monotone jusqu'en Galice ! Nous avalons les kms....Jusqu'au moment où...Le GPS propose une alternative qui nous ferait gagner 40 minutes ! On prend c'est évident !

Soudain...Une bonne demie-heure après... le GPS se « réveille » et nous informe : « vous avez un péage sur votre route. Souhaitez vous l'inclure au parcours ? »...Stupeur !...Jean-Paul prend la première sortie et nous faisons le point carte en main. Nous sommes sur une autovia espagnole donc gratuite ; le péage ne peut être que du côté portugais ; la frontière est à 50 Km environ ; L'autoroute portugaise est très chère ...Et puis...On voit quoi du pays sur une autoroute ? Nada !

Reprogrammation du GPS et...retour sur nos kms ! Tu parles d'un gain de temps !!! Ce soir, c'est clair, je « trifouille » les entrailles du GPS pour lui interdire de proposer des routes payantes!...

Du coup, nous restons vigilants tout le long du trajet.

Voici la frontière ! Selon les indications de notre Portugais, nous devons prendre une file « étranger », aller à une boutique et accomplir les formalités pour le paiement des autoroutes et rocades. Sauf que...à part un panneau carré indiquant « Portugal », il y a ...NADA ! Pas de file spéciale et d'ailleurs...Pas de file du tout ! Juste notre route qui continue, normale, banale...Pas de boutique particulière...Et si on se fait prendre sur une route « automatica », c'est l'amende assurée. Çà commence bien le Portugal !

Nous nous garons sur le parking permettant le stationnement nocturne à Viana do Castelo, proche de la ville historique et du pont Eiffel.

Viana est à la fois un port de pêche et un port de plaisance. Le centre ancien regorge de palais et de vieilles demeures parées d'azulezos, ces céramiques typiques jaune et bleu. Alfonse III  a créé la ville en 1258 par regroupement des petits bourgs alentours. Du XV° auXVIII° siècle, les pêcheurs de Viana partent pêcher la morue au large de Terre-Neuve, tandis que les navigateurs commercent. Toutes ces activités passées marquent la ville : ici, une statue portant un caravelle, là une riche maison d'armateur... Santa Luzia, du haut de son belvédère, nous nargue. Nous cherchons et finissons par trouver le funiculaire ! Quel moment ! C'est le plus long du pays. Il s'élève de 160 mètres sur un parcours de 650 mètres ! Çà grimpe dur !!! Quelle vue époustouflante en haut. Dans la basilique, une messe est en cours. Nous faisons discrètement une photo et quittons l'office. Tiens...Un marchand du temple ?...Non ! Un étal de produits typiques : chorizo doux et fort, jambons secs, saucisses qui ressemblent à des figattelus, cerises. Nous nous laissons convaincre par la gentillesse du vendeur et rejoignons le camping-car chargés de chorizo et cerises... Illico, je trifouille les entrailles du GPS un œil sur le parking.

PFF... Re Pffff...« Tu crois qu'on passe la nuit là ? Il n'y a plus que 2 camping-cars étrangers, le portugais vient de partir. Çà tourne pas mal ! Les voitures nous frôlent. » Jean-Paul tente de négocier ...Je reste intraitable : «  JP, ce plan je ne le sens pas ! Des couples viennent en voiture, restent dedans malgré le soleil et repartent au bout de 20 minutes ! Je le sens pas du tout! » Depuis le temps que nous bivouaquons un peu partout, que nous voyageons hors sentiers battus, Jean-Paul fait confiance à mon instinct. Nous plions tout et décampons pour rejoindre notre étape du lendemain : Braga.

 

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