Tomar, Fatima, San Pedro de Moel

Tomar, Fatima, San Pedro de Moel

Tomar

En route pour Tomar ! Encore une fois, nous serons piégés par « l'automatica » ! Nous roulions sereins sur une « N », en suivant les panneaux blancs pour Tomar...Inexplicablement, sans qu'aucun panneau ne l'annonce, nous passons sous un portique à caméras de « l'automatica ». Et cette fois, ce n'est pas la faute du GPS ! Le tronçon ne figure pas dans sa cartographie : il est flambant neuf ; l'herbe n'a pas encore poussé sur les talus !

Sur le parking de Tomar, qui voilà ? L'Exsis autrichien!!! Nous engageons la conversation avec les Autrichiens ; eux aussi, on cru avoir trop bu à la vision du nôtre : il y en a si peu en circulation !

Au convento do Christo, Jean-Paul, en tant que « reformados », a droit à une réduction de 50% ! Est-ce ceci qui expliquera son comportement bien étrange pour un anticlérical pur jus ! Il y a déjà eu des alertes quand je l'ai vu agenouillé sur un prie-dieu ou assis dans un confessionnal....

En 1190, c'est à Tomar que Gualdim Pais décidé d'installer la maison mère de l'ordre des Templiers dans la forteresse de Tomar. Dans l'enceinte du château, le couvent du Christ résume cinq siècles d'architecture, depuis la rotonde du XII°, style byzantin, jusqu'au cloitre palladien du XVI°, en passant par la célèbre fenêtre manuèline, dite de Tomar !

Nous errerons dans ce labyrinthe impressionnant, d'enfilades d'interminables couloirs en déambulatoires presque intimes aux couleurs dorées ou roses en fonction de la pierre choisie, en corridors, escaliers dérobés bien étroits, terrasses sur plusieurs niveaux. Les cuisines et la salle à manger sont elles aussi de belles proportions.

Nous resterons bouche bée devant la rotonde des templiers, dans l'église. Elle fait explicitement allusion au St Sépulcre de Jérusalem. La décoration date du début du XVI° siècle. La passion du Christ est représentée sous une sorte de dôme en ogive ; tout est recouvert de fresques, de sculptures très fines qui changent nettement avec tout le baroque rococo que nous avons vu jusqu'à présent.

Au bout de 2 heures de déambulations, nous remarquons un phénomène étrange. Nul besoin de regarder en direction de la cour pour savoir ce qui se passe...Le reflet dans les fenêtres des divers déambulatoires vous permet de tout espionner sans être vu...Ingéniosité et malice templières...

Mais ??? Jean-Paul, tu es malade ? Observez le...Assis sur un banc de pierre dans une niche dévolue au prélat, les mains ouvertes en offrande....?!?!?...Ou encore...A la fenêtre du passe-plat.... Y'a un truc...Overdose d'église ? Miracle ?

Fatima 

Il est tôt encore pour bivouaquer sur le parking, d'autant qu'il est payant de 8H à 20 H. Nous partons pour Fatima.

Fatima est le « Lourdes » portugais. La vierge est apparue le 13 mai 1917, puis chaque 13 du mois jusqu'en octobre à trois jeunes bergers. Elle leur révèle « le secret de Fatima »...Enfin trois secrets : La révolution bolchevique, le retour au catholicisme de la Russie. ...Il en manque un ! Il faudra attendre mai 2000 pour le connaître. Il est contenu dans une lettre qui aurait dû être ouverte en 1960 et qui annonçait l'attentat contre Jean-Paul II en 1981 !

Nous sommes estomaqués par la ferveur des gens, de tout âge, qui parcourent le site à...Genoux ! Y compris la traversée de l'immense esplanade, deux fois plus grande que celle de St Pierre de Rome !

A côté et en face de la basilique ancienne, se dressent la chapelle des Apparitions et l'Igreja Santa Trindad, de construction très moderne ! Santa Trindad est de forme circulaire, blanche et dépouillée. Son diamètre mesure 125 mètres et elle ne repose sur aucun pilier intérieur, mais sur deux poutres gigantesques de plus de 180 mètres de long ! Elle jauge 9 000 places assises. A l'intérieur, nous avons l'impression d'être baignés dans la lumière naturelle...En contre bas, le bassin aux jets d'eau est rempli...D'eau bénite !..Rien que çà !

Tiens, un barbecue !...Des flammes, de la fumée, une odeur...Ben non ! Pas de grillades...D'hydrocarbures ! En fait, il s'agit d'un « brûloir » à cierges. Je reprends l'explication de mon Routard : «  Personne ne peut savoir ce que « brûler un cierge » veut dire sans être passé à fatima : ici, les cierges de toutes tailles sont jetés directement dans un brasier : çà va plus vite ! En guise d'ex voto, des membres en cire sont brûlés aussi ! » Véridique !

Il faut dire que chaque 13 du mois, 700 000 pèlerins peuvent être accueillis sur le site et comme chacun achète des boisseaux de cierges, de toute taille, de toute longueur ( nous en avons vu un de 1,50 mètres!) Il faut que çà débite ! Pas question d'attendre que le cierge s'éteigne, il n'y aurait pas la place.

Le stand de vente est en libre service. Il suffit de mettre le prix du ou des cierges dans le tronc. Mais que fait Jean-Paul ?... ?!?!?!...Je n'y crois pas !!!...Il choisit un cierge, un support de cierge et ...paie son obole !!!...Pas pour le bûler sur site mais pour le ramener à la Croix-Rousse ! Quand je vous dis qu'il a un comportement étrange pour un anticlérical ….A moins que çà ne soit sa qualité de « réformados » qui déclenche çà.

Sao Pedro de Moel

Ce soir, nous sommes face à l'océan à Sao Pedro de Moel. Quelle vue magnifique !

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