Péniche, Ericeira, Sintra

Péniche, Ericeira, Sintra

Péniche :

En quittant le Miradouro, nous rejoignons Péniche où nous bivouaquons sur la grève en bord d'océan. Il semblerait que nous soyons proches du quartier ancien...Nous avons scruté la carte Michelin...Une route de 2 Km traverse la presqu'île. Elle part presque en face du chemin du terre qui conduit à notre bivouac. On devrait trouver sans problème...Le quartier des pêcheurs est face à nous et en prenant tout droit, la citadelle est au bout de la rue.

Nous voici donc ce matin, tous guillerets. Le temps gris ne nous inquiète pas outre mesure. Nous parcourons le quartier des pêcheurs en alternant une ruelle à droite, une autre à gauche, enfilant une impasse, puis un cul de sac et, au bout d'un moment... 

« au fait...Hier... On avait décidé de prendre tout droit pour aller en ville...Tout droit, c'est par où maintenant ? »

Et bien sûr, le seul passant que nous trouvons ne parle que portugais et ne comprend rien à notre « baragouin ». Et inévitablement, l'un veut aller par là et l'autre par ici. Je me fie au château d'eau et emporte la manche !

Nous voici le long de la muraille d'enceinte. Jean-Paul m'alerte : « il pleut au fond et çà vient vite ». Je n'y prête pas garde et ....Le déluge s'abat sur nous : glacial, implacable, impitoyable même ! Nous nous réfugions sous une devanture et patientons...Longtemps ! A la faveur d'une accalmie, nous fonçons vers le marché en quête d'un parapluie...Hélas...En vain...Un bar ! Entrons...Ah non ! C'est trop enfumé !!! Tiens un magasin de sport...Les vendeuses comprennent notre demande (Vu notre allure de rats mouillés, c'était facile!). Elles nous envoie « au chinèse », un peu plus loin. Ah bon ?!?...Et jackpot !!!! Il s'agit d'une grande surface tenue par des Asiatiques. Véritable caverne d'Ali Baba, elle regorge de produits et articles en tout genre, à des prix défiant toute concurrence. Par exemple, Jean-Paul a acheté une connexion HDMI pour le satellite à 3,50€ contre 16€ en France ! Les parapluies à 8,50€ sont d'une super qualité ! Alors, si vous êtes au Portugal, poussez donc la porte d'un « chinois » .

Ainsi équipés, nous parcourons la forteresse, témoignage de l'importance stratégique de Péniche, le port et enfin le cœur de ville à la recherche de la fête de l'artisanat annoncée dans le Routard. Raté ! L'office du tourisme nous confirme qu'elle a eu lieu le week-end dernier ! Etant dans le berceau de la dentelle au fuseau, les « rendas », nous pensions visiter des ateliers. Raté aussi ! La seule dentelière rencontrée restera de marbre.

Ericeira :

Le lendemain, un soleil radieux est de retour. Le vent souffle du large et la houle est puissante ; les surfeurs seront ravis. Nous rejoignons Ericeira par la route côtière. Après le monastère de Thibaès et le parc de Buçaco, Ericeira est notre gros coup de cœur. Certes, encore un fois, nous avons du mal à trouver le centre-ville. Il faut passer la barre d'immeubles de la station balnéaire...Encore faut-il le faire dans le bon sens...Ce qui ne sera pas notre cas !

Le charme de cette ville de pêcheurs est indéniables, avec ses maisons blanches et bleues, sa place nationale ombragée, la promenade en belvédère dominant les falaises et surtout...La poissonnière du marché ! En tenue locale, grande gueule à souhait, elle se prête volontiers au jeu des photos tout en haranguant le chalant ! Grand moment !!!!

C'est bien à regret que nous quittons l'harmonieuse Ericeira pour rejoindre Sintra.

Sintra :

Ville thermale, accrochée à la montagne, ses villas rivalisent avec les palais mais aussi les immeubles délabrés à souhait ! Nous aurons du mal à nous garer tant Sintra attire les foules. Très tôt, les rois portugais, l'aristocratie et la haute bourgeoisie ont été attirés par ce site protégé par une serra culminant à plus de 500 mètres d'altitude. Après le vide-grenier, nous dirigeons nos pas vers le miradouro et la casa Piriquita en empruntant des ruelles escarpées aux pavés glissant à souhait... La foule est dense dans les ruelles...PFFF...çà braille de partout ! Quel contraste avec Ericeira. Il faut trouver la Casa Piriquita, j'y tiens ! C'est ici et nulle part ailleurs, que sont fabriquées « à l'ancienne » les queijadas et les travesseiros ! Je scrute les sacs en plastique de la foule et telle le Petit Poucet, remonte le flot de sac en sac...Enfin, nous voici dans ce temple de la gourmandise.

Les travesseiros sont des rouleaux de pâte feuilletée fourrés à la pâte d'amande et les queijadas des gâteaux au fromage blanc parfumés à la cannelle.

Trop rebutés par la foule et les files d'attente, nous ne visiterons pas le Palàcio National, ni le Palàcio de Pena...Tant pis !

C'est ainsi que nous avons rejoins le camping de Lisbonne où nous goûtons un peu de repos avant de nous lancer à la découverte de cette capitale.

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