St Pétersbourg

Arrivée à St Pétersbourg !

 

Stupeur ! Sur la « 2X 4 voies », des feux rouges ! Un vélo à contre-sens ! Des piétons!

Nous voici dans la rue de l'aire de stationnement. Elle est où ? Rien ne l'indique. Nous rentrons le point GPS....C'est là à gauche...Quoi? Cet espèce de bâtiment ! Je vais voir...Un russe me dit « DA » et m'indique de contourner des cabanes déglinguées. Il y a une dame dans une cabirotte ! Elle me sourit mais semble catastrophée. Je capte « Natacha »...et il me semble... « pas là ». Pas grave : on s'installe...sur un terrain en sable, très gore !!! Pas d'autre mot. Les sanitaires...ont servi pour un film d'épouvante ; c'est indigne !!! J'avise une cabane...çà bouge dedans...J'y vais ! OH ! Le gardien ! Et des places de stationnement en goudron. On peut se mettre là ? Pas de problème ! Le gars est très sympa, un peu gêné des poubelles qui débordent. On en a vu d'autres en Afrique alors on fait contre mauvaise fortune bon coeur ! Mais quand même : quelle vision !

Mais qu'est ce qui passe à proximité de l'endroit où nous voulions sortir la table ? C'est gros, gris, poilu. Un chat ? ...Non ! Un énorme rat !!! On mangera à l'intérieur du ccar !

Natacha finira par nous rejoindre, gênée elle aussi pour le cafouillage de notre passage en douane ! Elle vérifie minutieusement tous nos papiers...On a tout juste ! Sauf que notre Hymer est devenu un Hummer Fiat . Pas grave ! Elle est intriguée : vous avez eu un ticket blanc au lieu du vert ? Oui, regarde c'est le reçu et il est blanc lui aussi. Mais alors, vous avez payé combien pour le ticket blanc? 20€. Mais combien en plus ? Rien, juste 20€ ! Elle est bluffée par la rapidité de notre passage : 45 minutes, c'est un record ! Elle nous indiquera l'aire de service (à l'avenant du reste), les douches, les WC.. On utilisera ceux du ccar : c'est trop sale. Natacha nous donnera des bons tuyaux, toutes sortes de consignes de sécurité pour notre visite de St P, notamment de n'avoir sur nous que les copies de nos passeports et pas les originaux, et tentera d'obtenir que l'aire de Moscou reste ouverte pour nous. Pas gagné ! Ce n'est plus la saison que voulez vous.

 

24/08/2009 :

 

St Pétersbourg s'étend sur environ 30 km du nord au sud et 20 km de l'est à l'ouest. Elle couvre 600 km2, est peuplée de 4,7 millions d'habitants, soit une densité de 7 500 habitant au km2.

Elle a été créée dans la forteresse Pierre et Paul et s'étend sur une centaine d'îles, ce qui explique ses 407 ponts dont 218 sont exclusivement consacrés aux piétons. Chaque pont est une oeuvre d'art en soit.  Sur le pont pantéléïmon se cache un petit oiseau de bronze appelé Tchijik-Pyjik. Il fait référence à une comptine qui dit : «  Tchijik Pyjik, où es-tu ? Je suis allé boire de la vodka sur la Fontanka ! Du coup, cet oiseau est devenu le surnom des étudiants en droit qui semblent fort portés sur la vodka...pour oublier leurs journées studieuses !

Le métro de St P s'enfonce à près de 50 mètres sous terre. Les escalators sont impressionnants. On doit acheter des jetons, trouver la bonne direction et la bonne ligne avant de se jeter dans la gueule du monstre. On regarde beaucoup les signes, on compare et..en avant. Les rames sont très nombreuses, à une fréquence d'une voire deux minutes. Pourtant, les Russes courent pour attraper le métro ! Nous avons visité tout le triangle d'or : Nevski Prospect, le château des ingénieurs, le palais de marbre, le marché artisanal vers l'église du sauveur sur le sang versé, assisté à une messe orthodoxe à la cathédrale Notre Dame de Kazan, où nous n'avons acquitté aucun droit d'entrée (on a du frauder sans le savoir car c'est payant), admiré les façades de l'Ermitage. La pluie  gâchera notre promenade le nez en l'air. Les immeubles sont beaux, très beaux, la vieille ville aussi...mais dès qu'on s'éloigne...

Nous avons donc fini par faire du shopping dans de magnifiques galeries transformées en magasins. On passe d'une échoppe à l'autre, elles sont à peine délimitées dans Gostiny Dvor. Nous nous sommes régalés dans un petit restaurant typique, à l'accueil chaleureux...pour 14€ à deux !

 

Demain nous arpenterons l'Ermitage, cet immense musée, et, si le temps le permet, nous naviguerons sur les canaux.

 

25/08/ 2009 :

 

Le temps est beau, la clarté magnifique. Du coup, nous en profitons pour une ballade en bâteaux sur les canaux. Pour naviguer sous certains ponts, le capitaine doit « viser » le passage tant ce dernier est étroit.  Ensuite, l'Ermitage !...Déception ! Malgré que nous soyons un jour de semaine, la dernière  semaine des congés russes, la queue est impressionnante !!!

Alors, changement de programme ! Nous viendrons demain bien avant l'ouverture à l'Ermitage et pour le moment nous dirigeons nos pas vers la forteresse Pierre et Paul, berceau de la cité. Nous apprendrons beaucoup sur le passé de St Pétersbourg et son évolution jusqu'à nos jours. Nous découvrirons les intérieurs des maisons, la façon dont la société était organisée, en classes sociales, chacune à son étage de l'immeuble.

La forteresse est aussi une redoutable prison et c'est avec émotion que nous pénètrerons dans les cellules de Dostoïevsky, Trotskjy et Gorky. Sinistre prison pour les opposants du régime, la forteresse est baptisée la « bastille de St P » !

A l'Amirauté, se situe la cathédrale St Isaac : 400 kg d'or, 1000 tonnes de bronze, 16 000 KG de malachite et plus de 11 m2 de lazurite. Gigantesque !

Allons au musée de la vodka pour nous remettre ! Tiens des travaux...nous nous faufilons sous les passages protégés, poussons une porte et...Horreur ! A la place du musée, un gigantesque trou ! Qui n'a rien de normand ! Le musée est détruit.

Nous rejoindrons notre campement à travers des rues glauques. Derrière les belles façades restaurées, les cours sont insalubres, à l'état de ruines, pisseuses. Quel contraste !

Un haut parleur diffuse de la musique et des débats en russe dans le campement : Propaganda !??

A 22 heures, nous tentons de demander au gardien de baisser le son. Réponse : haracho ( tout va bien ?) 22 H 30 : j'y retourne et me plains d'un mal de tête du à la musique tonitruante. ..Enfin, j'essaie...en russe ! Il me sort un cachet !!! Je craque ! SMS à Natacha : que peut-elle faire ? A 23 heures, pas de réponse et le haut-parleur hurle toujours. Jean-Paul a essayé de le débrancher, de couper le fil d'alimentation. En vain : inaccessible ! Propaganda là c'est sûr ! Et endoctrinement des masses !

Tant pis pour le coût, je téléphone à Natacha et...10 minutes plus tard : le silence enfin !

 

26 /08/ 2009

 

L'Ermitage ! C'est époustouflant  ! La plus grande salle mesure 1000m2. D'une pièce à l'autre, les planchers en marquetterie sont différents, tous plus beaux les uns que les autres. Idem pour les plafonds et murs peints. L'ensemble regorge d'oeuvres d'art. Nous contemplerons les faïences de Palissy, des pièces de Sévres, des tableaux de Cézanne, Lacroix, Gauguin... des richesses incroyables ...alors que les gardiennes de musée sont sans âge, tellement fatiguées qu'elles dorment sur leur chaise !

Nous sacrifierons à la tradition russe et irons accrocher un cadenas, symbole de notre amour, sur le petit pont devant l'église St Sauveur sur le sang versé. Bien sûr, nous lancerons les clés dans la Moïka.

C'est bien fatigués que nous rejoindrons notre camping-car.

Demain, dernier jour...Nous hésitons : Peterof, Tsarkoïé Selo, ou plus simplement les marchés locaux..

 

27 /08/2009 

 

Aujourd'hui, la pluie glaciale de la Baltique a précipité notre retour au campement. Le Tsarkoï se sera pour une autre fois...

Nous avons cependant arpenté le marché Apraksin, multitude de boutiques dans des baraquements, en étage, en sous-sol, étals à même le sol. Certaines boutiques vendent même des sacs publicitaires en plastique !!! Les parapluies russes sont magnifiques, ornés de volants, strass, peints de fleurs ou paysages magnifiques. Nous tentons l'achat au marché. Le vendeur annonce 600 R ; Niet ! 550; toujours niet ! A ce moment, il semble outré et offensé et remballe. C'est comme çà ! Nous filons ! Le prix réel, en boutique, à Gostiny Dvor est de 350 R. Il ne faut pas nous pigeonner !

Nous déjeunerons dans une sorte de snack. Les menus sont affichés avec des photos. C'est simple...Ben non ! Parce que ce qui est sur la photo est le « tout venant ». Il convient ensuite de choisir notre sauce, le parfum du thé, le nombre de tranche de pain. Tout çà s'est terminé en une belle partie de rire avec la serveuse, au demeurant charmante ; nous avons laissé une tour eiffel en souvenir sur la table.

La boulangère est une renfrognée comme il s'en fait encore beaucoup à St P. Nous avions un billet de 100 R pour notre pain à 29 R. La cliente précédente a donné un billet de 1000 R pour le même article; la monnaie lui a été rendue en billets. Nous, la boulangère nous l'a rendue en pièces de 2 R !!! Alors là: vengeance ! Nous préparons donc soigneusement notre monnaie en pièces de 1 et 2R pour notre fameux pain à 29 R. Je mets cet argent dans une poche à part et munis chacun de notre jeton de métro nous rejoignons le camp et la boulangerie. C'est notre tour...Plus de pain à 29 R mais un à 28 R, je sors la monnaie pour enlever 1 R … Stupeur !!! Je trouve mon jeton de métro à la place d'une pièce de 2 R ! Sans m'en rendre compte, je viens de frauder dans le métro : le jeton coute 200R mais a la même taille que la pièce de 2R ! Fous-rires !!! Impossible de demander mon pain ! La boulangère fait la gueule! Elle la fera encore plus quand elle recevra mon avalanche de pièces. De rage, elle se trompera en les comptant et me rendra 1 R. Je n'ai rien dit : c'est le prix de sa mauvaise grâce.

A la maison Singer (oui celui des machines à coudre), nous achetons 25 cartes postales. La vendeuse, toute « tronche en biais et gueule de travers », les comptera une à une au lieu de taper 25 que multiplie le prix. Bien fait pour elle, elle en a cliqué 24 pour 25. La 25 ème ? Le prix de sa mauvaise grâce que croyez vous !

Lorsque nous avons acheté une bouteille de vodka sérigraphiée, je me suis lancée dans le boniment habituel en russe : « bonjour, excusez moi, pourriez vous, s'il vous plait », la vendeuse s'écroule de rire. Qu'est ce qui lui prend à celle-ci ? D'habitude, elles font la tête ! Elle me dit en français : « tout juste, mais tout en désordre ». Eclat de rire général. Mon russe est ce qu'il est et nous faisons de notre mieux pour être polis. Les râtés sont excusables : il arrive qu'on ne sache plus dans quel sens mettre les mots...Voire même qu'on les oublie !

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